‹ La philosophie des médecins grecsChapitre 17 sur 83 · INTRODUCTION. XXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXVII

cœur (1). Voilà, ce semble, beaucoup de médecine dans une doctrine qu'on eût pu croire exclusivement philosophique.

Il est difficile de supposer que les stoïciens, si fort mêlés à la médecine, et dans un temps où celle-ci faisait de notables progrès, n'aient pas eu leur doctrine médicale proprement dite, conformément à la tradition antique. Mais là-dessus les renseignements font complètement défaut. Si quelqu'un d'entre eux avait écrit, comme Épicure, son traité Des maladies, il n'y en a pas trace dans les catalogues de Diogène Laerce : il est vrai que ce médiocre auteur annonce la liste des ouvrages de Zenon sans la donner, et que sa liste des ouvrages de Chrysippe s'arrête dans nos éditions précisément aux livres de physique.

Il n'y aurait pas lieu de nous occuper des écoles toutes critiques de Pyrrhon et d'Arcésilas, si le scepticisme pyrrhonien ne comptait au nombre de ses représentants Sextus Einpiricus. 11 en est de Sextus comme d'Empédocle : les historiens de la philosophie les ont inscrits sur leurs listes , probablement parce que les seuls de leurs ouvrages qui aient surnagé sont leurs œuvres philosophiques ; en réalité, ce sont deux médecins. Mais, si l'on persiste à subordonner, dans la personne de Sextus, le médecin au philosophe, il ne faut cependant pas lé méconnaître; il faut se souvenir, au contraire, que ce philosophe-là est essentiellement un.médecin, un médecin delà secte empirique, et qui a écrit des ouvrages de médecine aussi bien que de philosophie. S'il n'a pas allié la médecine à la philosophie dans des recherches que sa qua-

(1) Galien, Des dogm. d'Hipp. et de Platon, 1. II, p. '256 et suiv.

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