‹ La philosophie des médecins grecsChapitre 36 sur 83 · LX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LX INTRODUCTION

moins l'objet spécial de leurs études. Et enfin Asclépiade eût-il écrit un traité Des éléments (Uept cToixefov), comme l'atteste Galien, s'il eût dû répéter mot à mot son maître Épicure?

Dès les premiers fondements de la doctrine générale, on entrevoit une différence entre Épicure et Asclépiade. « Celui-ci, nous dit Gœlius Aurelianus, avait d'abord établi comme principes des corps les atomes, corpuscules perçus par l'entendement, sans qualité déterminée et originelle , éternellement en mouvement (1). » Ces corpuscules, connus de l'entendement seul, sans qualités primitives, éternellement mobiles, ce sont bien les atomes d'Épicure (2). Mais Cœlius Aurelianus ajoute que ces corpuscules se heurtent dans leur marche et , par l'effet de leurs chocs mutuels, se brisent en une infinité de fragments, différents par la grandeur et la ligure (3) ; que ces fragments, se mouvant h leur tour, donnent naissance, par adjonction ou conjonction, à toutes les choses sensibles, susceptibles d'un quadruple changement, selon la grandeur, le nombre, la figure et la disposition (4). Or, ces corpuscules qui se brisent

(1) « Primordia namque corporis primo constituerai atomos, corpuscula intellectu sensu* sine ulïa qualitate solita, atque ex initio cohiilata, œternum se movenlia. »

(2) Lor^qu'Asrlépiade, comme le dit plus loin Cœlius Aurelianus , expliquait que les corpuscules n'ont aucune qualité sensible, disant : a Autre est le tout, autres les parties ; l'argent est blanc en bloc, et noir en poudre, » il était encore en parfaite conformité de pensée avec Kpicurc.

(o) * Çuœ sno incitnu offensa, tnutuis iclibus in in/inita partium fragmenta solcanlur, inaynitu-dinc atque schemate diffère nlia. »

(i) « Quœ rursum eundoy sibi adjecla vel conjuncta, omnia

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