‹ La philosophie des médecins grecsChapitre 38 sur 83 · INTRODUCTION. LX1II · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LX1II

nulle politesse qu'Asclépiade, qui conteste ce qui lui saute aux yeux, est un menteur, et Épicuro, qui explique ce qu'il ne peut expliquer, un sophiste (i).

Sur la nature humaine, et d'abord sur le corps humain, Asclépiade, sans sortir de rÉpicurismo, semble avoir encore sa physionomie propre. En sa qualité de médecin , préoccupé de la santé , do la maladie et de leurs causes, il attache une importance particulière aux pores, qui sont le vide présent h l'intérieur du corps, comme partout. Le corps humain est composé de pores aussi bien que de molécules. Ces molécules, en s'unissant et s'enchevôtrant de mille façons, forment des chemins, des conduits, des sinuosités que nous concevons par l'entendement sans les voir et qui diffèrent par la grandeur et la figure (2). Â travers ces pores, dans ces imperceptibles canaux, coulent sans cesse, du dehors au dedans et du dedans au dehors, des flots de molécules d'une grande subtilité, et singulièrement le souffle, formé des plus subtiles de toutes; et ainsi naît et s'entretient la vie, ainsi s'expliquent la santé, qui n'est que le libre mouvement du flux vital, et la maladie, qui en est l'arrêt et le désordre (:*;.

Dans ce petit monde, pas plus de nature intelli-

(i) Epicure était cependant, n'en déplaise â Galicn et à *a doctrine, sur le chemin du vrai, témoin la théorie contemporaine de l'équivalence des forces et de leur réduction au mouvement.

(2) c Fieri eliarn iia$ et complexione corputeuforum , intelleetu senêas, ex magnitudine atque schemate différente* * (Ok\. Aur., I, 44;.

(3; t {Via*} per quai 9uccaru/n ductut toiilo mealu percurrenê, si nullo fuerît impedimento retenlwi, tanita* montât, impedUu* veto corpusculorum ttalione, morbo* effictat (Ot:L A tir, V/td.).

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