‹ La philosophie des médecins grecsChapitre 39 sur 83 · LXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXIV INTRODUCTION

gente, si Ton regarde à l'organisation, pas plus de forces et de propriétés, si Ton regarde au jeu de la vie et aux fonctions, que dans le grand. Si certains tendons sont épais et d'autres grôles ; s'il y a une différence de volume entre les veines du corps en général et les veines du poumon en particulier, ne dites pas : C'est la nature qui a fait cela, pour procurer tel ou tel avantage ; — la nature n'a rien fait, et ces différences s'expliquent par l'exercice. Les parties, plus exercées, se développent davantage; moins exercées, se développent moins; laissées inertes, s'atrophient (1). Si certains éléments sont introduits dans l'organisme et d'autres rejetés, ne dites pas : C'est la force attractive qui attire les premiers, la force expulsive qui repousse les seconds; — il n'existe ni force expulsive ni force attractive. Tout s'explique par le seul mouvement des fluides h travers les pores (2). 11 n'y a partout que corps et mouvement (3).

Asclépiade n'avait pas plus négligé l'âme humaine (4) que le corps humain. Et là comme ailleurs, il semble différer d'Épicure par plus de simplicité et d'exclusion. On ne voit pas figurer Vêlement sans nom du maître dans la composition de l'âme, qui paraît môme réduite au seul souffle, à ce fluide des fluides, ce gaz des gaz (5). Tandis qu'Épicure distin-

ct) Gai., De Vus. des part., I, 21.

(2) Id., Des fac. natur., 1, 12, 43.

(3) a Negat naturam aliud esse quam corpus, vel ejus naturam » (Cœl. Aur., ibid).

(4) Galicn nous dit qu'il avait écrit un petit livre : « De Vessence de Vâme suivant Asclépiade»

(5) Gai., De usu respirât.; Cœl. Aurel., ibid.

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