‹ La philosophie des médecins grecsChapitre 4 sur 83 · RAPPORTS · texte numérisé non relu

RAPPORTS

Le génie grec est éminemment synthétique. Dans les sciences, il distingue les objets, les points de vue , les questions ; il ne les sépare pas. Il embrasse tout sans confusion, c'est sa vertu comme son besoin. Gela se voit surtout lorsqu'on observe en regard Tune de l'autre la philosophie et la médecine. Indépendantes de bonne heure, ou même dès le principe, elles se développent dans de constants rapports. Le philosophe ne dédaigne pas les enseignements de la médecine , et le médecin ne croit pas déroger en demandant à la philosophie des lumières et des directions. Platon applique à l'étude de l'homme la méthode du « grand Hippocrate », et celui-ci, ou quelqu'un des siens, proclame le médecin-philosophe « Tégal des dieux. » Magnifique unité, fécond accord, qui met au service de chaque science toutes les autres sciences, et forme, par le concours de toutes les connaissances réunies, ces grandes et belles intelligences, objet de l'admiration universelle, un Hippocrate, un Platon, un Aristote.

Il n'est pas sans intérêt de considérer comment, en

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