‹ La philosophie des médecins grecsChapitre 43 sur 83 · LXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXX INTRODUCTION

indications (1). Est-ce à Themison même, ou à quelqu'un de ses successeurs, qu'il faut attribuer ces développements, ces perfectionnements de la doctrine générale? Les documents dont nous disposons ne permettent pas de répondre certainement à cette question. On peut supposer que ce progrès s'est fait postérieurement à l'inventeur des grandes communautés, sous le feu de l'ennemi, c'est-à-dire par la nécessité de répondre aux écoles rivales. Mais c'est là une conjecture qui ne peut se réclamer d'aucun texte.

Tout porte à croire que la méthode des méthodiques était complète et parfaite quand parut Théssalus ; elle avait dû recevoir, dans l'intervalle qui le sépare de Themison, toutes les additions et corrections dont elle était susceptible. Tout indique que Thessalus n'y ajouta rien, qu'il n'en voulut être et qu'il n'en fut que l'abréviateur. C'était un homme sans visées scientifiques, plein de lui-même et vantard, et qui se faisait fort d'enseigner toute la médecine dans l'espace de six mois. Pour obtenir un tel résultat, il ne fallait pas approfondir, mais réduire; il ne fallait pas développer, mais simplifier. On peut donc affirmer qu'il simplifia la méthode de ses devanciers. Et on ne courrait guère risque de se tromper en pensant qu'il est l'inventeur de cette extrême systématisation, qui, transportant les communautés dans le traitement, inscrivait en regard des deux communautés morbides : le resserrement et le relâchement, deux communautés curatives: le laxatif et l'astringent, et deux communautés chirurgicales : le retranchées Galien, De la meill. secle à 27n*«, ch. xxxv.

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