INTRODUCTION. LXX11I
portent à ce double point de vue de la philosophie médicale et de la philosophie philosophique.
Il avait tourné et retourné en tous sens, discuté, développé de toutes manières les questions qui intéressent la méthode de la médecine dans vingt traités différents : les traités historiques contre les empiriques et les méthodiques (1), consacrés à la réfutation des fausses méthodes médicales; le traité Des sectes aux étudiants et celui De la meilleure secte à Thrasybule, où il leur oppose la vraie; les traités De la constitution de Fart médical à Patrophile , De T introduction ou du médecin. Des définitions médicales (2), où il ébauche cette dernière; surtout le traité Z)e la démonstration, malheureusement disparu, où il devait l'exposer avec tous les développements qu'elle comporte et cette abondance d'aperçus qui est dans ses habitudes. On trouverait là tous les éléments d'une logique médicale complète.
Mais Galien n'avait consacré ni moins de soins ni moins d'écrits à la logique générale ou philosophique, principe et règle de l'autre. Il l'avait étudiée historiquement à l'école de Platon, d'Aristote et de Ghrysippe. Témoin le traité De la théorie logique suivant Platon (3); les commentaires sur le traité De renonciation d'Aristote, sur les Premiers analytiques , ou Traité du syllogisme , sur les Derniers analytiques, ou Traité de la démonstration (4), peutêtre sur les catégories (5) ; les traités intitulés : De la
(1) Voir De mes propres écrits, ch. ix, x.
(2) Ces deux derniers probablement apocryphes.
(3) De mes propres écrits, ch. xiv.
(4) Ibid. , ch. xv.
(5) Galien, sur ce point, se contredit lui-même dans l'opuscule