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les traités dont il ne subsiste plus que les titres. La seule liste des œuvres morales comprend vingt-trois traités : vingt-deux sont perdus. La liste des œuvres logiques en comprend trente-deux : trente-et-un sont perdus. Toutes les œuvres d'histoire de la philosophie et de la médecine, sauf deux ou trois exceptions, ont disparu. Quoique les œuvres proprement médicales aient moins souiFert, les lacunes sont loin d'être rares. Or il ne se peut pas que, parmi ces traités qui ne répondent pas à l'appel de la critique, plusieurs n'eussent un sérieux intérêt. Au témoignage même de Galien, les deux traités absents De la démonstration et Des mœurs , avaient une importance capitale en logique et en morale. La médecine elle-même a fait des pertes regrettables. Voici donc, en résumé, notre situation vis-à-vis de Galien : nous avons affaire à un être personnel, nullement collectif ; à des livres certainement authentiques, écrits de la même plume, animés du même esprit; mais ces
Les médecins ne se font pas faute d'admirer tels ou tels ouvrages, quoique peu versés dans l'art de la démonstration et hors d'état de distinguer les discours vrais des faux ; mais ils les admirent,ou parce que leurs pères ont été empiriques, dogmatiques, méthodiques; ou parce qu'ils ont des maîtres ou des amis dans telle de ces sectes ; ou parce que l'une d'elles a le pas sur les autres dans la ville. De même, en philosophie, c'est pour des motifs tout aussi misérables qu'on choisit une école et qu'on se range à la suite des platoniciens, des péripatéticiens, des stoïciens et des épicuriens. C'est pourquoi, persuadé que si les Muses même écrivaient un livre, il ne serait guère mieux reçu que les écrits du premier ignorant venu, je ne désirais nullement faire part de mes travaux au public. Mais ils étaient aux mains de plusieurs, bien malgré moi, car vous savez avec quelle peine je communique mes méditations à mes amis, d