GAL1EN
livres ne sont qu'une partie des œuvres galéniques, de sorte que si, en l'état des choses, c'est-à-dire des textes, nous pouvons connaître sûrement les idées et les théories de Galien, nous ne pouvons les connaître ni toutes ni tout entières.
Gela est vrai de la médecine, mais bien plus de la philosophie; car, ainsi qu'il a été dit, et qu'on peut le constater par la facile comparaison des éditions les plus complètes de Galien et de ses listes, les pertes de la philosophie sont bien plus grandes que celles de la médecine. Ce qui est tout simple. Les œuvres médicales intéressaient naturellement les médecins : protégées par ce juste souci, elles ont surnagé; les œuvres philosophiques ne touchaient beaucoup ni les médecins, trop indifférents à la philosophie , ni les philosophes , qui* la cherchaient ailleurs : trahies par ce dédain immérité, elles ont sombré. D'où il suit que la totalité de la philosophie galénique nous échappe nécessairement, que nous n'en pouvons acquérir, par une lecture fragmentée., qu'une connaissance fragmentaire.
La philosophie galénique était absolument complète, soit au point de vue proprement philosophique, soit au point de vue médical. Galien est bien autrement philosophe que les médecins des sectes alexândrines, que leshippocratistes eux-mêmes; non pas peut-être par la profondeur des vues, mais par l'étendue et la variété. Leshippocratistes ont bien dit, en un passage remarquable, que l'alliance de la philosophie est nécessaire à la médecine, et que, accomplie dans l'esprit du médecin, elle l'égale aux Dieux: en conséquence de quoi, appliquant la première de ces sciences h la seconde, ils ont constitué une logique ,
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