MORALE DE GALIEN
On a vu que Galien, dans la totalité, on pourrait presque dire dans l'universalité de ses Œuvres, avait exploré toutes les parties de la Morale, de la morale philosophique ou générale, et de la morale spécialement médicale. Ce qui n'a pas lieu de surprendre, quand on songe par quel père el au milieu de quels exemples il avait été élevé; à quel poinl il s'était nourri de la moelle de ces trois grandes écoles de morale, le platonisme, le péripatétisme et le stoïcisme ; et comme il était naturellement enclin aus vertus qui font l'honnête homme et le médecin dévoué. Tout concourait à Faire de lui un moraliste tout ensemble éminent et complet. On a vu, d'autre part, le peu qui nous reste de tant de belles œuvres et de nobles recherches. Trois traités seulement subsistent : l'un intitulé De la courte paume , où est discutée la question des exercices corporels, nécessaires à tous les âges; l'autre intitulé Exhortation aux arts, où est disculée la question de l'étude et du travail intellectuel , obligatoires pour tous les hommes ; le dernier intitulé ; Du discernement et du traitement des passions et des fautes, où est discutée la question de la vie intérieure el comment on peut