PS. CXLIX
954 LA PHILOSOPHIE DU CAfÉCUISME CATHOLIQUE.
riniquitë. Us formeront le jury da grand juge, et jouiront ainsi des prémices de Téternelle royauté qu'il a promis de partager avec eux. (1).
En voilà assez, je pense, pour vous faire voir comment l'article du jugement universel se rattache aux autres articles de la foi catholique.
D. Plus qu'un mot. Que doit-on entendre par les vitœils et les morts ?
B. Par vivants , on entend les justes qui passent de ce monde à Tautrc dans l'état de grâce , c'est-à-dire animés du principe divin de la charité , qui nous fait aimer Dieu par-dessus tout, et le prochain comme nous-mêmes. Par mortSy on entend ceux qui paraissent devant Dieu ^ans cet amour ; car il est écrit : Celui qui n'aime pas, demeure dans la mort (2) . C'est aussi ce que Jésus-Christ nous donne à comprendre , quand , dans le récit anticipé du jugement universel, il ne fait porter la discussion que sur les œuvres de la charité : Jai eu faim y j'ai eu soif y etc., et vom m'avez donné à manger, à boire ^ etc. ; venez donc, les bénis de mon Pèrej etc. — fai eu faim , j*ai eu soif, etc. , et vous êtes restés insensibles ; allez doncy maudits, etc.
Je finis par une réflexion sur l'effet moral du septième article.
Que de pensées coupables , que d'intrigues criminelles , que d'iqustices, que de haines, que de vengeances seraient prévenues par une foi vive au grand jour des manifestation& et des réparations ! Que de misères morales et matérielles seraient, les unes détruites, les autres soul^agées, par la, méditation des deux scntencies qui sépareront 4 ja,m9is le$ hops des méchants ! Il n en faudrait pas davantage pour mettre fin à nos révolutions, qui toutes naissent de nos iniquités, de l'impatience de nos misèrçs, et ne font qi^'eu redoubler le poidsy sur nos tètes.
(1) Saint Matthieu, XIX, 28.
(2) Saint Jean, Prem. ép., III, 14