‹ La Philosophie Du Catéchisme CatholiqueChapitre 119 sur 230 · VI · texte numérisé non relu

VI

(2) Ép. aux Philipp., I, 23.

£i^ aoiufj^y yoi^s ypyez que I^ vie nouvelle commeoi^ par rame et n'accomplit que longtemps après aon oeuvre de restauration dans jbx^orps, de même que la vieille mort a commencié par T^me et n'a consommé que longtemps après son œuvre de xïesJiruction 4a^s le fiorps. Yous voyez aussi pourquoi la résurrection d,e l,a cbair suit immlédiatem^nt9 dans le Symbo)je, la rémission des péchés^ dont elle est la conséquence.

D. JEst-ce que les réprouvés ne ressusciteront pas ?

R. Oui^ ils ressusciteront dans leur chair, mais ils ne reviendront, ni dans leur àme ni dans leur chair, à cette vie cachée en Dieu avec le Christ {l)y qu'ils ne possédaient pas au moment où ils sont sortis du lieu de l'épreuve. Tous, il est vrai, nous ressusciterons, dit saint Paul, mais nous ne serons pas tous transformés... Ne vous y trompez pas! Dieu ne veut pas qu'on se moque de lui. Ce que Vhomme aura semé, il le moissonnera. S il a semé dans sa chair, il moissonnera dans sa chair la corruption; s'il a semé dans V esprit^ il moissonnera dans l'esprit la vie éternelle (2).

Dans le Symbole des apôtres, qui a été donné aux fidèles pour être chanté le long du chemin douloureux de l'épreuve, oomme l'hymne de la foi, de l'espérance et de la charité, il ne convenait pas de mentionner la fatale résurrection qui fera recueillir aux réprouvés, dans leur chair, la moisson de leurs crimes. C'est là, sans doute, le triste sort que ne cessent de craindre, les enfants de la foi; mais cette crainte, qui les éloigne du péché, est par elle-même impuissante à les faire courir avec un coeur dilaté par la joie dans la voie des cùmmandemsnts. Il leur faut la ravissante pensée de la glorieuse transformation qui fera de leur chair, immolée ici-bas aux lois de la mortification chrétienne, un corps tout spirituel, comme dit l'Apôtre, parfaitement assujetti à l'Ame, parcourant les espaces avec la rapidité de la pensée^

(1) Ép. aux Coloss.y m, 3.

(2) Prem. ép. aux Connth,^ XV, U. -- Am Galates, VI, 7, s.

r^aat sur runiyersalité de la matière, et surpassant en éclat et en puissance tous les soleils des cieux.

Que l'incrédule sourie de cette attente, à la bonne heure : Vhomme anitnal n'entend rien aux desseins de Dieu (1). Mais cette attente est nécessaire aux âmes les plus pures, qui, cent fois le jour, peuvent éprouver dans leur chair les atteintes de Vange de Satan y et sentent le besoin de tenir à leur corps ce langage de saint François d'Assise : « Patience et courage, mon petit frère ! Encore quelques jours de privations, et tu entreras dans les joies éternelles. »

ARTICLE Xn^ ET DERNIER.

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