PS. XI
3tO LA PHILOSOPHIE DU CATÉCHISME CATHOLIQUE.
\res la vie des âmes humbles qui counaissent la valeur înfinie du temps et croient au compte terrible ou nul mal ne sera oublie , pas même la parole inutile, où tout bien sera récompensé, même le verre d'eau fraîche donné à celui qui à soif.
En réalité , n est-ce pas aux inspirations de l'bumilité chrétienne <jue l'univers doit les plus héroïques travaux qui se soieiit accomplis sous le soleil, et les institutions qui consolent et honorent le plus l'humanité ? A la place de ces apôtres, qui se considéraient comme les balayures du monde et se réfôuissaient d'avoir été ignommieusemenï fouettés pour le nom de Jésus-Christ (1), mettez des hommes moins remplis du iriëpris d'eux-mêmes et d'iadifférence pour t'estime de leurs semblables : vous rendez impossible l'immense
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a prédicatidn apostolique. xV
la place des chrétiens ides trois premiers siècles , portant avec lin si grand courage le poids de l'exécration universelle y mettez des hommes moins supérieurs au respect hiiniain et prêts à transiger plutôt que d'encourir lanimadversion des Césars, des grands, de la multitude et de leur famille : ne voyez-vous pas qu'il en résulte pour le christianisme l'impossibilité de survivre aux Apôtres ? Adx héros évangëiiques, la plupart inconnus, qiii, pài* d'incalculables souitrances et travaux, débrouillèrent le cbaos <iu moyeu âge et firent succéder à une effi'oyable barbarie lé spectacle d'une civilisation sans exemple dans l'histoire du genre humain , substituons des philosophes qui , occupés avant «^ tout de leur gloire, eussent encensé les vices des grands , ^. donné l'exemple de tous les désordres élpquemment flétris?^=^
dans leurs livres, etc. : quel en eût été le résultat? L'Eu .
bjie, restée en proie à la barbarie dû dedans et du dehors. ^ eut été divisée en quelques pachàliks où, au lieu de no: ^cz écoles, de nos universités, de nos hôpitaux, hospices et cou \cnls , nous verrions dos milliers de sérails et (le liarenï
(1) Actes des apôtres, V, 41.