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observé, l'universalité de nos devoirs envers Dieu. Par la foi, nous adorons Dieu comme vérité suprême et nous prenons sa parole pour règle de nos pensées. Par l'espérance, nous l'adorons comme bien infini et source de tous les biens. Par la charité, nous nous attachons à lui comme à notre fin dernière, et nous n'aimons rien que par rapport à lui. N'est-ce pas là remplir dans toute son étendue le premier commandement, ainsi défini par le Sauveur : Vovs aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âmey de tout votre esprit (1).
D. Le culte y est-il aussi renfermé?
B. Sans doute : le culte n'est en effet que TexpressioQ publique de notre foi , de notre espérance, de notre charité ; expression propre à exciter, à entretenir, à développer en nous les trois vertus dites théologales, parce que leur but est de dous unir à Dieu , leur objet immédiat. Le centre du culte catholique, c'est le très-saint sacrifice de nos autels, dans lequel nous rendons à Dieu, par notre divin chef, qui est à la fois notre pontife et notre victime, le devoir de Tadoration parfaite , plus de gloire et d'honneur que nos offenses et nos révoltes ne lui en ont jamais enlevé ; comme sacrifice et comme sacrement, la divine Eucharistie exerce au plus haut degré notre foi , est la source de nos espérances, le gage^ comme dit l'Église , de la vie éternelle^ le foyer où s'enflamme et s'entretient dans nos cœurs le feu divin de la charité, par notre union à celui qui en est la source.
Que sont les autres sacrements, et en général toutes les pratiques du culte? des moyens de produire, d'entretenir et d'augmenter en nous cette vie de saiuteté et de justice que Jésus- Christ est venu apporter aux hommes, que l'Esprit- Saint répand dans les âmes dociles aux inspirations de la grâce , et qui se résume toute dans l'esprit et les œuvres de la foi, de l'espérance, de la charité. D. Quels sont les vices opposés à la religion?
(1) s. Maltbieii, XXU, 36.
340 LA PHILOSOPHIE DU CÂTÉGfiISMB CATHOLIQUE.
R. Vous avez déjà pu Toîr qu'il n'y a point de irice qui, directement ou indirectement, ne soit pas opposé à Fesprit et aux œuvres des trois vertus qui font de nous de vrais chrétiens.
Sont spécialement opposés à la foi : V l'infidélité, soit qu'elle porte à rejeter en masse les vérités révélées (incrédulité), soit qu'elle se borne à faire un choix, à retenir les unes, rejeter les autres (hérésie) ; 2^ les doutes volontaires en matière de foi ; 3° l'ignorance des choses essentielles en matière de croyance et de pratique ; 4"^ ce qui conduit à l'ignorance, aux doutes, à l'hérésie, à l'incrédulité, à savoir : la paresse à s'instruire, les mauvaises conversations et lectures, etc.
Sont spécialement opposés à l'espérance : 1* La cupidité qui, toute préoccupée des biens et des maux de la vie présente, s'inquiète aussi peu des biens et des maux éternels, que s'ils n'existaient pas ; 2° la présomption, qui, mettant en oubli la justice divine, se flatte d'arriver à la vie éternelle par un autre chemin que celui de la pénitence et de la soumission aux commandements de Dieu et de l'Église ; i"* le désespoir , qui , méconnaissant la miséricorde infinie de Dieu et la toute-puissance de sa grâce dans le pécheur qui l'implore et s'humilie, dit comme Gain et Judas : Mon iniquité est trop grande pour qu'elle me soit pardonnée ; mes habitudes coupables sont trop invétérées pour que je puisse les vaincre.
Sont opposés à la charité : V toutes les affections desordonnées qui nous font aimer une créature quelconque plus que Dieu, ou (ce qui revient au même) nous font violer sciemment, dans un point essentiel , un des commandements de Dieu et de l'Église ; 2® l'égoïsme , qui fait que, mettant au-dessus de tout l'iutérêt de notre orgueil, de notre vanité, de nos affaires, de nos plaisirs, la vie se passe dans le culte de nous-mêmes et l'oubli habituel de Dieu et du prochain.
Parmi les vices et péchés contraires à la vertu de reli-