‹ La Philosophie Du Catéchisme CatholiqueChapitre 155 sur 230 · Livre m · texte numérisé non relu

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sont divisées, et la division appelle l'antiiMithie et la guerre.

Je comprends que les catéchismes et les homélies de nos Chrysostomes de sacristie n'ont pas un grand attrait pour les amateurs de la littérature ; que nos chants populaires peuvent fatiguer les oreilles assidues à l'Opéra ; que le latin de la messe, de nos proses et de nos hymnes, n'a rien qui plaise aux admirateurs de Gicéron , d'Horace, de TibuUe, d'Ovide, etc., etc., etc. Mais, avec tout cela, vous m'accorderez sans doute que les leçons du prêtre, ses Dominas vo* biscum, sesSursum corda^ etc., valent un peu mieux pour l'éducation d'un peuple que tout ce qui se dit , se chante et se iait dans les réunions au sortir desquelles les cris de mort, les rugissements de l'anarchie mettent en fuite les habitués du théâtre et de la belle littérature, et ne laissent parsutre dans les places et les rues que les habitués du sacrifice : le soldat opposant sa poitrine aux ennemis de Tordre; le prêtre aussi, qui, s'il ne peut désarmer la révolte, porte secours à ses victimes.

D. Je conçois très-bien que la messe serait le meilleur remède aux passions anarchiques ; mais comment faire goûter le remède à des masses livrées au sommeil de Tindifférence religieuse?

R. C'est à quoi chacun doit s'appliquer par-devers soi en donnant l'exemple de la fidélité aux commandements de Dieu et de son Église. N'a-t-on pas vu naguère quelques saints religieux feire goûter le remède aux habitants du bagne, et des milliers de forçats, transformés par la vertu de la parole divine , purifier leur àme dans le bain de la

lire, ne lisant jamais que là et que cela. C'est là seulement pour la première fois qu'elles mettent leurs chapeaux de paille ornés de frais rubans, leurs fichus de couleur, leurs bonnets de tulle» blanchis et plissés, leurs souliers de coity leurs croix d'or, leurs bas de coton, leurs tabliers de soie, et leurs beaux habits des dimanches et des fêtes, et par conséquent qu'elles les usent, et par conséquent qu'elles fout aller la fabrication, et se servent des repasseuses, des lingëres, des ouvrières, des couturières, des chapeliers, des rabanierSy des ^Irapiers, des cordonniers, des bijoutiers, des bonnetiers* ^ autres ouYriers, marchands^ et gens 4'état des villes, etc., etc. » Entretiens du village^ VII.

Soi LA PHILOSOPHIE DU CATÉCHISME CATHOLIQUE.

pénitx^nce, et aller au banquet eucharistique consolider et consommer l'œuvre de leur régénération morale ?

Je crois vous avoir sufâsammeut prouvé que les masses ne sont point sujettes au sommeil d^ l'indifférence religieuse, qui ne se trouve guère que dans l'abondance et la variété des jouissances du luxe. Quand elles ne reposent plus sur Toreiller de la foi et de Tespâranoe chrétiennes, elles sont debout, l'œil en feu, écoutant les nouveaux maîtres de religion qui leur enseignent leurs droits politiques et sociaux, le droit , entre autres , de jouir aana travailler. C'est à ces prêcheurs des religions nouvelles, autant peut* être qu'au zèle des apôtres de la foi catholique , que nous devrons la cessation, dans les classes bourgeoises, da sommeil de l'indifférence, et la conviction de cette vérité : Ou nous ramènerons les masses au foyer de la dvilisatian chritienne^ ou elles nous entraîneront dans la fosse de la barbarie. La politique européenne aura beau s'ingénier, ruser , elle n'échappera pas au dilemme posé par la politique divine : Le sacrifice divin^ ou les sacrifices humains!

D. Parmi les moyens de sanctifier le dimanche, vons avez indiqué, en troisième lieu, les œuvres de la charité chrétienne : qu'entendez-vous par là ?

R. Charité bien ordonnée commençant par soi-même, j'entends, d'abord, les œuvres nécessaires à l'entretien de la vie de notre àme. Si notre instruction religieuse est insuffi-^ santé, faible, superficielle, y isiuppléer par l'assiduité à rinstruction publique, par les lectures particulières ; la fortifier, lui donner de la profondeur par la méditation. Si notre cœur se laisse envahir par les affections mondaines et le poison du péché , se purifier par le feu de la prière et l'usage des sacrements. Nous occuper ensuite de l'instruction et de l'édification de notre prochain le plus proche ; ne rien négliger pour que les saints jours ne soient pas dans notre famille des jours de scandale et de péché. Enfin, s'occuper du prochain qui n'a pas de proches, ou qui en est délaissé : visiter les pauvres, les ïnalhetireux, les instruire^

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