CINQUIÈME ET HUITIÈME COMMANDEMENT
A HOMICIDE PODÎT NE SERAS, DE FAIT NI VOLOIÎTAIBEMEWT. — FAUX TÉMOIGNAGE NE DIRAS, NI MENTIRAS AUCUNE- MENT. »
D. Pourquoi unissez-vous ces deux commandements?
R. Avant de vous montrer l'intime rapport qui lie ces deux commandements, je vous prie de remarquer celui qui les unit au quatrième.
Yous avez pu comprendre que la raison première et finale du quatrième commandement, c'est le bienfait de la vie, de sorte qu'on peut le traduire ainsi : Si vous voulez jouir dans le temps et au delà du don de la vie y honorez ceux dont j* ai voulu me servir pour vous le communiquer y vous le conserver, et vous apprendre à en faire un bon emploi.
Eh bien, le don divin de la vie, dont Dieu exige, par la quatrième parole du Décalogue , que nous honorions les ministres, il veut par les paroles suivantes , notamment la cinquième et huitième, que nous le respections et aimions dans tous ceux à qui il lui a plu de le communiquer. C'est comme s'il disait : Je suis le Dieu vivant, auteur et propriétaire de toutes les vies humaines ; nul homme n'entre dans la vie , si je ne lui en ouvre les portes. Malheur donc à l'homme qui (hors les cas déterminés par les lois non opposées à la mienne) osera ravir à l'un de ses frères le don de mon amour !
Or Yhomme ne vit pas seulement de pain , mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu , nous dit Jésus-Christ. U y a donc deux vies en nous : la vie physique, qui consiste dans l'union du corps à l'âme, union qui tient partie à des liens mystérieux que Dieu seul connaît et conserve, partie à des causes connues et auxquelles nous devons pourvoir, telles que la respiration, l'alimentation, etc. Il y a la vie spirituelle, qui consiste dans l'union de Fàme à Dieu, union produite, dans Thomme régénéré, par les vertus sumatu-