LIVRE ni
En effet , si le respect pour l'autorité est le fondement de Tordre goelal f oomme qoua l'avons vu dans le quatrième commandement, il estclair quece respectne seraqulUusoire oa bassement servile, tant qu'il ne sera pas religieux, filial 9 animé par Tamour et fondé sur cette considération , que les dëpositaires de Taotorlté sont envers nous les ministres de la bonté divine.
Quant aux cinquième et huitième commandements, il est égalemmt visible qu'on n'observera jamais bien les défenses contenues dans la lettre , si l'on n'^ntr^ pas dans le sens que l'esprit chrétien nous a révélé ^ous ^écorce de la lettre : QkkiçiOiiqw hXxt wn fcètt î^% /iomîctde ; d'abord ha^ mioide de lui-n^éme, attendu que et\y/Aqm n'aime pas resU dan$ la mort ; ensuite homi(side de son prochain , oar 1^ haine produit la haine, et, quand la haine a tué les âmes, elle tend à détruire les corps.^
Donc le vrai moyen d'éviter le mal du prochain et le nôtre , c'est de travailler à son bien et au nôtre, en prenant pour règle cette loi de Jésusr Christ , loi qu'il a reproduite sous ces trois formes : Vous aimerez t}olr« prochain comme vous-même. — Tout ce que vous voulez (raisonnablement) q%tê les hommes fassent pour vouSj faites4e pour eux. — Le commandement nouveau que je voms donne est que vov>s vous aimiez entre vota, comme je vous ai aimés (1).
En méditapt ces trois courtes phrases, vous y découvrirez les conditions indispensables de la vie éternelle pour les individus et de la vie temporelle pour les peuples chrétiens^ Vous verrez que le peuple qui comprendrait bien ces phrases et les observerait pourrait jeter au feu toutes ses lois, et que tontes les lois du peuple qui a mis en oubli ces phrases ne serviront qu'il le conduire au feu.
(0 s. Matthieu, Vil, 12; XXII, 39. — S. Jean, xill, 34.