LEMENT
D. Quel rapport y a-t-il entre ces deux commandem^ts et ceux qui les précèdent P
R. Ce rapport , le voici. Par les trois premiers commandements, il nous est ordonné d'adorer, d'aimer, de respecter et d'imiter par-dessus tout celui qui est la source première de la vie et son dispensateur suprême; — parle quatrième , d'honorer et d'aimer les ministres dont Dieu se sert pour nous communiquer^ et conserver le bienfait de la vie ; — par le cinquième et le huitième , de respecter et d'aimer dans tous ceux qui Font reçu le bienfait de la vie; — par le sixième et le neuvième , il nous est défendu de déshonorer en nous le don divin de la vie, en en souillant et violant les lois.
Le Père infiniment pur et bon qui nous a créés à son image et ressemblance , qui nous a régénérés par le sang du Yerbe fait chair et les dons de l'Esprit sanctificateur, afin de nous donner accès un jour au torrent de volupté divine où s'enivrent les habitants des deux (1), ne veut pas que nous perdions à jamais cette âme et ce corps rachetés à si grand prix (2), en nous laissant aller aux ignobles appétits qui nous sont communs avec la bête. Par la défense qu'il nous fait des affections impures et de ce qui les provoque, il tient à s'épargner et à nous épargner l'affreux spectacle de notre dégradation dans le temps et dans l'éternité, spectacle qu'il a peint lui-même dans ces paroles : Lhomme^ que j'avais
(îî) Prem. ép. aux Cor., VT, 20.