‹ La Philosophie Du Catéchisme CatholiqueChapitre 167 sur 230 · PS. VUI, 6, 7; XLVIII · texte numérisé non relu

PS. VUI, 6, 7; XLVIII

(2) s. Matthieu, XIX, 25.

(3) Ibid., 26.

(4) Genèse, IV, 7.

fois plus de force qu'il n'en faut pour dire au corps le plus inflammable : Je te défends ces bestialités, et, si le sang te fait la guerre , j'ai plus d'un moyen d'en diminuer la masse et l'ardeur.

Mais, pour que l'âme déploie cette force, il est nécessaire qu'elle vItc ; or elle vit de la pensée de la vie véritable^ c'est-à-dire de la considération habituelle de sa sublime destinée» Qu'elle se place au point de vue évangélique, le seul qui éclaircisse le mystère de notre origine et de notre fin ; qu'elle se pel*suade bien qu'elle entre dans ce monde périssable , non pour y jouir ^ mais pour combattre et y acquérir quelque droit aux jouîssailoes éternelles qui Tattendent dans un monde meilleur* ^^ Qu'elle s'anima aui efforts nécessaii^es pour cela par la méditatioïi^ et de l'éternel royaume promis aux âmes chastes qui ont su réduire leur corps en servitude, et des éternelles ignominies et douleurs où se précipitent 1<36 âmes assez viles pour se mettre à la remorque de leur chair ; — qu'une Ame^ dis-je, se nouri'isse de ces salutaires pensées et recoure aux renlèdes que Jésus-Christ a établis pour aider au triomphe de l'esprit sur la chair ; toutes les impossibilités de la continence s'évanouiront pour elle^ ne seront plus que ee qu'elles sont en réalité : le rêve des âmes pourries.

Si vous jugiee ces dernières paroles trop dures, je pourrais vous les montrer, à peu près textuellement, dans des écrits qui font autorité pour les libertins»

D. Je crois en effet avoir lu quelque chose de semblable dans le citoyen Jean- Jacques.

R. Oui, et dans des écrivains encore plus âiontés que Fauteur d'Héloïse et des Confessions. Mais j'ai à cœur d'être bref sur cette matière, et voici les sujets de méditation philosophique que je me borne à tous offrir sur les sixième et neuvième commandements.

La luxure n'est p^ seulement Un Vice, un mal; le créateur de la conscience humaine a voulu qu'elle portât en tout lieu sa flétrissure, et que les nations les plus corrompues

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