‹ La Philosophie Du Catéchisme CatholiqueChapitre 178 sur 230 · LIVRE · texte numérisé non relu

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pas cessé pour cela de défendre le caractère divin de leur pouvoir, de leur donner la première place dans les honneurs religieux, dans les prières publiques, selon ce précepte de TApôtre , qui atteste la profonde vénération et du sacerdoce et des fidèles pour la souveraineté, à une époque où elle en paraissait peu digne : Je demande donc avant toutes choses, écrivait-il à Févéque Timothée, que Von adresse des prières j des supplications, des actions de grâces pour tous les hommes : pour les rois et pour tous ceux qui sont constitués en dignité, afin que nous menions une vie calme et tranquille, en toute piété et honnêteté ; car cela est bon et agréable à notre Dieu sauveur, qui veut que tous les hommes se sauvent et arrivent à la connaissance de la vérité (1).

Est-ce là, je vous le demande, ravaler le pouvoir politique?

D. Non ; il est probable que les grands zélateurs de la dignité du pouvoir politique contre les entrepcises du sacerdoce n'ont qu'un but, en brouillant les deux puissances : renverser Tune par l'autre, et établir sur les ruines de l'empire et du sacerdoce le despotisme illimité des autocrates révolutionnaires.

R. Si tous ne se proposent pas ce but, tous du moins y travaillent. Mais, s'il est facile d'appeler la ruine sur les empires politiques les plus forts , quand on les tourne contre l'empire religieux fondé par le Christ, l'histoire prouve que celui-ci est à l'épreuve du despotisme et des autocrates conservateurs et des autocrates révolutionnaires. Sa constitution et ses lois, survivant toujours aux cent millions de constitutions et de lois politiques et civiles ensevelies dans les ruines du passé, ne permettent pas au bon sens d'examiner sérieusement cette question :

L'Église est-elle investie du pouvoir de faire des lois ?

( 1 ) Prem. ép. à Tim.f II, 1-4.

PREMIER ET DEUXIÈME GOMMArn)EMENT

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