‹ La Philosophie Du Catéchisme CatholiqueChapitre 182 sur 230 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

Ufie horrible chose que de conserver le bourreau après avoir ôté le confesseur (I)?

Enfin , comme l'a très-justement observé lord Rtz-William, le troisième commandement : Tous tes péchés confes-seras, est inséparable du quatrième : Ton Créateur tu reeevras. Or, en établissant celui-ci, qu'a fait l'Église? Elle n'a fait que pourvoir à Texécution du commandement divin renfermé dans ces paroles : Prenez et mangez^ ceci est mon corps. . . En vérité, en vérité, je vous le dis : Si vous ne man-' gez la chair du Fils de l'homme et ne buvez son sang^ vous n^aurez point la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour; car ma chair est véritablement une nourriture et mon sang est véritablement un breuvage. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui (2}« Ce divin repas, que Jésus-Christ déclare indispensable à la vie, ne s'exige qu'une fois Tan des fidèles ; ce n'est pas certes exagérer, aggraver le précepte divin ; c'est plutôt porter la condescendance aussi loin que possible.

Quant à la place immense qu'occupent dans le christianisme le sacrifice et le sacrement eucharistique , permettez-moi de TOUS renvoyer à ce que j'en ai dit ailleurs (3). Ici je me borne à une seule réflexion.

Le but du christianisme est tout là : unir les hommes à leur Père céleste, et faire qu'ils se chérissent tous comme les membres d'une même famille, d'un même corps. Le moyen de cette union , c'est Jésus-Christ , et le principal moyen que Jésus-Christ a choisi pour nous réunir dans le sein de son infinie charité est celui-ci : Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui.

Qu'est-ce que cette charité dans laquelle se résume toute la loi évangélique? C'est le fruit surnaturel de notre incor-

(1) y.' Revue indépendante, 1. 1, p. i-20.

(2) Saint Matthieu, XXVl, 26. —Saint Jean, VI, 64-57.

(3) V. la Solution de grands problèmes, t. Il, c|i. 3843. — L'Uminanuel, ou le Remède à Ums nos maux.

poration à Jésus-Christ, opérée par le baptêiiie> angoiwtée par la confirmation , rétablie ou sauvegardée par la pémtence, opurrieet perfectionnée par notre transsubstantiation au Christ dans \^ braquet eucbari^tiliue. Que le9 bomimpsi s'éloiguept dj^ cettQ source de vie cbrâtienoe» au^tàt ilj$ retombent d^ns leur vie naturelle : et leur vie m^tareUe» cVst l'égoïsme ; et le fruit de V^goïsme» c'est 1^ division; et le fruit de la diyision, c'est la b^rbme et 1$ Oiort^

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