CINQUIÈME ET SIXIÈME COMMANDEMENT
« QUATRE-TEMPS , VIGILES, JEtJÎïEKAS , ÉTT tÉ 0AB3ÈME
ENtrÈREMÈflT. » « VEKtmEDt CHAIR THH MANGERAS, NI LE SAMEDI MÊMEMfiNT. »
m. Quant aux lois da jeûne et de rabslinenCé, vous conviendrez, j'espère, (Jumelles soût ptirëmeqt ecclésiastiques^ et que FÉglise pourrait les supprimer sans préjudice de là loi évatigélique.
R. En y réfléchissant tin peu mieux, vous convieiidrez, je pense, que vous êtes dans l'erreur. Prises seloii la lettre, les deux dernières lois de l'Église sont, U est vrai, d'itistitutioti ecclésiastique ; mais,* envisagées dans leur portée et leur résultât , elles Sont manifestement une inspiration de l'Évangile. Qu'est-ce en effet que l'Évangile , sinou une incessante exhortation à élever notre ftinë par la foi et à dompter notre corps par la pénitence,, à le réduire en servitude, à crucifier ses convoitises, à lui faire porter la thortification de JésuSj afin que la vie de Jésus resplendisse dans nos corps (I ) ? Or qtioi de plus propre à cela que les privations, le jeûne, l'abstinence? Et parmi lés divers moyens d'affliger le corps, l'Église pouvait-elle faire un choix plus doux ? Au lieu de diininner le nombre de nos
(1) Saint Paul» Deux, ép. aux Corinth.^ Vt» id-