‹ La Philosophie Du Catéchisme CatholiqueChapitre 206 sur 230 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

de grandes misères (I). Mais, chez les nations chrétiennes, les grandes misères n'étant pas contenues par le frein de lesclavage , coïnme chez les contemporains de Sénèque , il est dans leur destinée de dévorer les grandes richesses.

Pour en finir avec le vieux conte de la supériorité des nations protestantes sous le rapport du bien-être général, permettez-moi de citer quelques lignes écrites en 1845 (2) : « Dans la si monacale Espagne , avant sa révolution, les pauvres , dans leur rapport à la population générale, y donnaient ^; — en Italie, en Autriche, pays aussi de moines , ^ ; — en France , où certain parti qu'on écoute trop , n'en voudrait plus , ^ ; — en Angleterre , où Henri VIII a purgé le pays de cette espèce paresseuse, les pauvres donnent ^, quelques écrivains disent |, et même | de la population. — Ajoutons qu'il est inouï, en pays catholique, que les indigents meurent de faim, tandis que, en Angleterre, « des rapports officiels, partis des différents comtés , avertissent chaque année le public qu'un grand nombre d'habitants meurent de faim; que la plupart sont réduits à manger de la chair de cheval, des grains avariés, à brouter l'herbe des champs et à fouiller même dans l'auge des pourceaux. » (Cobbett, Lettre XV P sur la Ré-forme. )

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