‹ La Philosophie Du Catéchisme CatholiqueChapitre 207 sur 230 · CHAPITRE VL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VL

A quoi se réduisent les autres avantages des populations protestantes sur les

populations catholiques.

D. Ces avantages sont probablement ceux que vous avez énumérés à la fin de la grande objection, savoir : plus d'ordre, de tenue , de propreté, de dignité, dans les popula-

(1) Ex muUis pauperlatibus divUiwJmnt.

(2) Solution de grands problèmes, t. m, p. 341

lions protestante^^ moins d'inclination au vice grossier de l'ivrognerie ?

R. Oui. Voyons d'abord ce quil y a de vrai dans les faits allégués.

Comme il s'agit ici principalement des masses, on m'accordera que l'Angleterre ne peut être admise à nous vanter la tenue, la dignité, la propreté, la sobriété de ses populations ouvrières. En fait d'habitudes contraires à tout c^la, ses masses laborieuses ne peuvent être comparées qu'à elles-mêmes. Elle n'a pas le droit de nous objecter la misère, la saleté , l'ivrognerie des populations catholiques de l'Irlande, elle qui, depuis la révolution de 1688, a fait peser sur cette infortunée nation la plus exécrable tyrannie qu'ait éclairée le soleil.

M. Faucher, qu'on n'accusera pas de trop de préventioii eu faveur du catholicisme , parlant des ouvriers irlandais établis dans les centres manufacturiers les plus corrompus de r Angleterre, déclare y avoir remarqué plus de sobriélë et d'instruction duns les homipes, plus de chasteté et d'application aux soins du ménage dans les femmes, que dans le reste de la population. Il en fait honneur aux prédication^ du P. MatthevK et au zèle du clergé catholique pour l'instruction de tous, surtout de l'enfance. « J'ai vu, dit-il, 1^ dimanche , cinq à six mille de ces enfants défiler processionnellement sous la bannière de saint Patrick, et la demipropreté, la décence de cette foule enfantine, est le progrès le plus grand ainsi que le plus inattendu qu'il m'ait été donné de constater (1). »

Les États-Unis , notamment les États du Nord, sont les pays où les émigrants d'Europe, la plupart Irlandais, ont le plus donné lieu au reproche de paresse, de malpropreté, d'intempérance , par le contraste de leurs habitudes d'insouciance et de laisser-aller avec l'activité fiévreuse et le rigorisme puritain des anciens colons. Ici encore le remède

(1) Études, tora. l, p. 327.

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