‹ La Philosophie Du Catéchisme CatholiqueChapitre 36 sur 230 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Dernière obserration sar ce qai distingue ta doctrine et la vfe dé Jésus-Christ

de toite autre ▼!• et doetrine.

D. £o qi|oi consiste ce trait distinctif P

B. Ce trait, c'estVuniversalitif

Aucun homme avaut Jésus-^rist n'avait rêvé Tensei'gnement de tous les peuples. Moïse excepté, on ne trouve même ni philosophe ni législateur qui ait jugé possible l'instructif générale d'une iiation, lies auciens sages n'ouvraient leurs écoles qu'à un petit nombre de disciples. Les castes sacerdotales de l'Egypte, de la Perse, de l'Inde, faisaient de la science des choses divines et humaines uo arcanq impâaétrable au vulgaire. Les législateurs religieux et politiques ont tous borné leurs vues à l'éducation , h

108 LA PHILOSOPHIE DU CATÉCfilSMB CATHOLIQUE.

TagrandigfienaeDt cPum raoe. Dans cette racte, ils ont consacré la domination ploa on moins absolue d'une classe privilégia. L'homme national, l'homme civil et politique a surtout fixé leur attention, et la religion est entrée dans Imr plan comme moyen et non comme bnt. Ansri oenx d'entre enx qui ont visé à la conque, comme Numa^ Mahomet, n'ont formé que des destructeors qui ont dit anx autres peuplas : Devenez Romûns, Arabes, Turcs, on cessez d'être !

« Allez, dit Jésus*Ghrist à ses apôtres, €n$êignez touU$ les nations qui sont sous le soleil; ramenez-les à l'unité de pensée et de pratique en matière de rdigiou ; faites qu'elles ne soient qu'tin cctur et qu'uM âme ; mais respectez dans leurs coutumes, dans leurs institutions civiles et politiques, tout ce qui n'est pas incompatible avec ma loi. »

En effet, cette loi jalouse, cpii trône en souTcraine dans la consdence, qui n'y soufAre ni pensées ni désirs contraires à ses prescriptions, qui de là s'infiltre dans les moindres détails de la vie individuelle, domestique et civile, pour les régler, n'en laisse pas moins une grande liberté d'allures à riiomme civil et politique. Inflexible sur le point de l'unité religieuse, c'est-à-dire dans la soumission aux articles de croyance et de morale qu'elle juge nécessaires au perfectionnement moral de Thomme, cette loi évite la manie de réglementer, d'uniformiser l'homme extérieur, manie qui tend à effacer, soit dans les individus, soit dans les nations, ce qui constitue leur caractère propre, leur physi<momie. Aussi FÉvangile est-il de toutes les lois religieuses la seule qui ait pu port^ les peuples à s'unir, à s'entendre, sans s'asservir ni se confondre.

Ce caractère absolument à part de la loi évangélique ne serait-il point un signe de son origine surhumaine?

D. Il y a bien là, en effet, quelque raison de soupçonner que cette loi est l'œuvre, non d'un Juif, non d'un Grec, non d'un Romain, non d'un Européen, non d'on Asiatique, mais du Père commun des hommes et des peuples.

Page 1