LIVRE I
aui lois de notre nature morale; c'est donc là un fait fôieeptionnel dont la reproduction trop fréquente irait à sapprijnar les lois naturelles de Tordre moral , qui sont pourtant TœuTre de Dieu.
R. Oui ; le miracle, c'esi-à^re l'intervention directe et extraordinaire de Dieu dans les affaires humaines, a pour bot de Bubtenir à notre impuissance, non de favoriser notre paresse.
Quand tous les hommes, à peu d'exceptions près, étaient misovdis dans l'erreur et la corruption, leur résurrection morale exigeait que l'étemelle vérité et sainteté se fit homme et créât des hommes qui fassent la lumière du monde et le sel de la terre. Ces hommes ayant par leurs travaux enfanté d« nations chrétiennes, le christianisme, ainsi naturalisé dans le monde, dut dès lors s'y soutenir et s'y propager pair le déploiement de ses forces à la fois divines et humaines. Il fut dit à l'Europe, comme au chef de ceux qui l'avaient conquise au Christ : Une fois convertie, travaille à la conversion et à l'affermissement de tes frères (1). L'Europe a-t-elle reçu des forces suffisantes pour remplir sa divine tâche et élever sa civilisation au plus haut degré eu civilisant l'univers ? Oui , nous le verrons ailleurs. Assistons maintenant à la réalisation du plan divin d'une Église catholique.