CHAPITRE V
Que les ennemis extérieurs de l'I^lise catholique n'ont rien à reproclier
aux ennemis du dedans.
D. Vous \oalez dire, à ce qu'il parait, que les mauvais catholiques ont toujours travaillé de leur mieux à la ruine de l'Église.
B. Oui, et, avec un peu d'attention, vous en acquerrez la preuve.
Quoique je n'aie dit qu'un mot des plus redoutables ennemis intérieurs de l'unité (les gouvernements catholiques de nom, protestants de fait), je n'y reviendrai pas. Ne parlons que des individus, et encore sans entrer dans le détail.
Vous trouvez dans tous les pays catholiques une masse plus ou moins considérable d'hommes qui, par leurs discours et leur conduite, professent l'oubli et même le mépris formel des lois de Dieu et de l'Église. Dans ce monde incrédule, qui est comme un poison permanent dans les entrailles de l'Église, tout ce qui se distingue par le talent de la parole et de la plume semble n'avoir qu'un but : ridiculiser, conspuer ce que la foi adore ou vénère, embellir, déifier oe qu'elle condamne. Quelle hostilité surtout contre le sacer doce et ses précieux auxiliaires, les communautés reli gieuses ! On ne se contente pas de fouiller les annales de ce grands corps, auxquels l'Europe doit d'incalculables bîoi
(1) Saint Paul, Prem. <*;?. à Tint , TIT, 15.