LIVRE
parfumée de vertus? Demaiides^e aux bomiee d'enfauts, m^ instituteurs, lï parait que, jniâme en piQrs yrotestiaita, il laiit toujours dU à douze années d^étude au jeund hwume le u4^x doué pour faire ses clauses. £t quand 4 ses classes on ajoute tcente à quarante années d*études ^^lîniàtres» on sent mieus la vérité du proverbe aristotélraeu : t'cml dt mise àw^ €$t à la vérité u qui l'oêil du hibou «s4 «u lolaii
Quant aux vertus, leur établissemaut dans le eosur offire encore plus de difficultés que celui des eonnaisaanees dans l'esprit; car elles y trouvent leurs contraires: les vices. ÇeUls uién^ que nous appelons luUureUfs ne peuvent réaiiitar aux tendances de l'égoïsme, quand elles n'ont d'appui q^ dans la raison et la conscience naturelle. Donnons-^i un ou deux exemples.
Y a*tril un sentiment que l'Auteur de la nature ait gravé plus profondément dans le cœur humain que le senttmeni de la tendresse maternelle? — Non. -*- Eh bien, voilà une mère océanieiuie, à mœurs plutôt douces et trèsHMMgneuse de ses enfants ; demandez-lui combien elle en a eus ; elle vous répondra, avec toute la candeur de rinnocence : J'en ai eu douze, sur lesquels j'en ai étouffé huit et élevé quatre I
Adressez la même question à une Chinoise, beaucoup plus civilisée; elle vous dira, avec la même candeur: J'en ai eu donze, sur lesquels mon mari en a jeté quatre aux porcs, en a vendu quatre, et voilà les autres !
Après le cœur d'une mère pour son «ifant, y a-t-il rien de naturellement plus tendre que le cœur de l'enfant pour la mère? Kh bien, voilà des enfants naturellement bons, qui s*étoi]tffent autour du missionnaire catholique pour écouter le catéchisme. Que celui-ci leur demande : Où est votre mère, mes enfants? Ils répondront, d'un air d^agé : Kotre mère a été étranglée à la mort do notre père ! Et ils seront très-surpris de voir le missionnaire se récrier contre cet usage (1).
(t) « Ce qui est navraBt pour le cœur , c'est d'eoteodre ces petitei eréfttiiree, quand nous denuAdons où est leur mère» bous répondre d*iui air ri«t :
176 LA PHILOSOPHIE DU CATÉCHISME CATHOLiQt'R.
Transportons-nous aa cœur de la drilisation hindoue et sons le drapeau de la Compagnie des Indes ; nous trouferons, dans le district de Yisagapatam, les dmàen^ population douée d'un très-beau caractère, mais qui a, comme les anciens maîtres du monde, Fbabitude d'ëlerer de nombreux troupeaux de jeunes gens pour les boucheries publiques et privées, à cette différence près, que les Bomaim massacraient les hommes pour s'amuser et i%UT le tempf, comme dit Sénèque , au lieu que les Gondes ne se déterminent à ces abominables sacrifices que pour attirer la bénédiction des dieux sur leurs champs et leurs familles. Ils tiennent si bien à cette immémoriale et religieuse halritude, que, plutôt que d'y renoncer, ils paraissent résolus n se faire exterminer par l'armée anglaise ( 1 ) .
Voilà un petit aperçu de ce que 1^ hommes satent finire quand ils ne se conduisent que par les nobles inspirations de leur raison et de leur conscience naturelle.
D. Gela est affreux sans doute; mais on dira que tous allez prendre vos exemples bien loin.
R. Voulez-vous donc que je prenne mes exemples au cxBur delà civilisation européenne; que j*ouvrc les annales
<t Ma mèire ! ali ! elle a été élranglée. » Et si nous ajoutons : « Quel mallieiir! quel crime! » ils répliquent aussitôt : « Pourquoi mon père est-il mort? Puis-^ qu*il élait mort, il fallail bien étrangler ma mifire. » Annales de la propagation de la foi^ lettre du P. Kongeyron, numéro de septembre 1851, p. 377.
(1) N Tout prétexte est bon pour cette boacberie : un lléan public» un maladie grave, une fête de famille, une noce, etc. Unit jours avant le sacrifice 9 le maliieureax qui doit en faire les frais est garrotté ; on lui donne à mangen' et à l>o!re ce qu'il désire. Pendant cet intervalle, les villages Toisins sont invitée à venir prendre part à la fête. Lorsque tout le monde se trouTC réuni, 011 conduit la victime au lieu du sacrifice. £11 général, on a soin de la mettre tisnn un état d'ivresse; après Tavoir attachée, la mullifude danse à l'entour, et, au signal donné, chaque assistant court couper un morceau de chair qu'il em* porte chez lui ; la victime est dépecée toute vivante. Le lambeau que chacun en détache pour son propre compte doit être palpitant; ainsi cliaud et sai< gnant, il est porté en toute hâte sur le champ qu'on veut féconder. » Lettre ôe Monseigneur lieyret, vicaire apostolique de Visagapatam, ibid,^ p. 403. — ijMi lecteurs habituels des Annales verront que je ne me suis pas donné la peine de compulser la grande collection, et qu'entre des milliers de (bits semblables et encore pins atroces, j'ai pris le» derniers tombés sons ma mai*.
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le la république de 92, 93, 94 ; que je mette à coutribulion Ehrudhomme et ses plus modérés abréviateurs (Histoire jinéraïe des crimes commis pendant la révolution) ; que je vous cite les exploits des représentants du peuple dans les départements, écrits par eux-mêmes? Voulez-vous, en un mot, que je vous montre, chez la nation la plus généreuse et la plus compatissante de notre continent, des scènes de férocité que n*éclaira peut-être jamais le soleil de la Chine et de rOcéanie? Ou bien auriez- vous oublié certains récits qui nous faisaient frissonner il y a un an, et qui prouvent que les régénérateurs de 1852, s*ils en avaient eu le temps, eussent fait regretter les bourreaux de 93? Youdriez-vous m'obliger à soulever un coin du voile que la justice humaine a eu raison d'étendre sur certaines particularités?
Non; j'aime mieux vous dire comment une bonne éducation ne réussit pas seulement à empêcher les hommes de levenir pires que les tigres, mais eu fait de dignes images le leur Père qui est aux deux.