LIVRE I
\ie oous édiappe, qu'il importe d'apprendre ce qu^elle est et pourquoi elle nous a été donnée? Est-ce quand le travail incessant de la mort démolit pièce à pièce^ au dedans et autour de nous, les étais de notre existence, qu'il convient de voiler les consolantes perspectives de Tespérance chrétienne, et de nous dire : Le ver du sépulcre, voilà mon avenir indubitable ; le reste n'est que conjecture?
Que conclure de cette étude? J'en conclus que les hommes sont tous catholiques par nature ; que le premier besoin de leur âme, même de leur corps , est de trouver, à leur entrée dans le monde, une religion toute faite ; une religion qui leur épargne des recherches impossibles, qui les forme à la connaissance et à l'amour de leur destinée et de leurs devoirs ; une religion qui porte si bien l'empreinte divine, qu'ils ne puissent la contempler sans y croire. Or cette religion , où la trouvez- vous , sinon dans la grande Église dont l'existence offre , ainsi que vous l'avez reconnu ( IIP Fait), le plus éclatant, le plus long des prodiges ?
D. Ces déductions me paraissent irréfutables; mais, avec l'obligaticm de croire à l'Église, obligation qui pèse incessomment sur le catholique , que deviennent la liberté de pensée, la liberté de conscience, la liberté d'examen?
B. Ces libertés deviennent aussi grandes, aussi parfaites qu'elles peuvent l'être ici-bas. C'est ce que nous allons voir.