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Encore ne notons-nous que les principales

à ces changements, en revanche, quand on serre les faits de près, il est impossible, pour une époque et un idiome déterminés, de fixer des lois précises comme pour les autres phénomènes phonétiques. On sait, par exemple, que deux n qui se suivent comme dans venenum ont une tendance à se dissimuler ; mais cette tendance reste souvent à l'état virtuel et, même lorsque la dissimilation s'opère, le résultat varie suivant la langue (italien veleno, pro vençal veren), et même d'un mot à l'autre dans le même parler.

Les influences littéraires peuvent exercer une certaine réaction sur les évolutions phonétiques.

D'abord l'écriture, aux époques et dans les pays où on lit beaucoup. Ceci est surtout sensible de nos jours. Sous l'influence de l'orthographe, on est ainsi amené à introduire dans la prononciation des sons disparus depuis longtemps ou même qui n'avaient jamais existé : c'est ainsi que non seulement on ramène « bu » à « bute » (but), mais qu'on substitue souvent « gajeure » à « gajure » parce qu'on lit mal la graphie gageure, qu'on change aigu-ùer en aiguiser (comme gui), qu'on fait sonner le g de legs ; ce dernier terme, orthographié jadis lais^, fut massacré ensuite par des grammairiens mal informés sous le faux prétexte que le mot était apparenté à léguer. Ces tendances, en français, sont surtout fréquentes à l'égard des noms propres, et dans la prononciation

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