‹ La philosophie du langageChapitre 4 sur 106 · INTRODUCTION O · texte numérisé non relu

INTRODUCTION O

journal, rinslruction, le travail personnel peuvent contribuer aussi à la formation du langa^^e chez rindividu. mais généralement dans une très faible mesure. De lanière à l'enfant, le langage se modifie : erreurs de transmission, reproductions imparfaites, mais surtout transformations lentes et progressives (les habitudes physiologiques et psychologiques — articulation des sons et associations d'idées. Chaque individu contribue pour une part infime s. l'évolution du langage, et cette évolution est insensible entre deux générations contiguës : des différences très légères, qui vont en s'accentuant et en s'éloignant toujours du point de départ, suffisent cependant pour effectuer au bout de quelques siècles des changements souvent considérables.

La science du langage est loin d'être isolée dans l'ensemble de nos connaissances : elle se relie au contraire à diverses autres sciences, avec lesquelles elle entretient d'étroites relations. A la physique (acoustique , elle demande l'analyse des sons : à l'anatomie et à la physiologie de l'homme, la structure et le fonctionnement des organes de la parole ; à la psychologie, le jeu des images auditives et motrices, les lois de l'association des idées; à la sociologie, les caractères sociaux du langage, et les conditions qui président à son développement; à la idéographie et à l'histoire, les nombreuses relations qui rattachent les faits linguistiques à la configuration du sol et aux événements du passé. Par de tels liens d'interdépendance s'affirme une fois de plus la solidarité de toutes les connaissances humaines.

Tout en se cantonnant sur le terrain purement

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