‹ La philosophie du langageChapitre 42 sur 106 · Cf. Bartoli, Aile fond del neolatino. (Trieste · texte numérisé non relu

Cf. Bartoli, Aile fond del neolatino. (Trieste

2. Introduction à l'étude comparative des langues indo» européennes, 2^ éd., p. 385.

s'introduisent : un ordre des mots à valeur grammaticale (sujet précédant le verbe, etc.), et des mots accessoires présageant des flexions préverbales (je donne, tu donnes = j'don% tu-don\..). Fait remarquable : le système primitif, phonétique et morphologique, s'est relativement conservé îà où les circonstances étaient favorables, comme en Lithuanie, probablement parce que cette population a parlé de tout temps l'indo-européen et renferme peu d'éléments allogènes.

Il faut remarquer aussi que «l'extension d'une langue à un grand nombre d'individus nouveaux en banalise les formes; les langues dont l'aspect est le plus singulier sont celles des petits groupes sociaux^ » . De même, la migration entraîne l'élimination des particularités locales (qui se développent au contraire chez une population sédentaire), et réalise vite la régularité grammaticale : ainsi la langue des Goths, peuple migrateur, peut être considérée comme du germanique-type. Il se produit alors le maximum de changements analogiques.

Les rapports entre la langue et la nationalité sont très étroits. La langue est le produit d'une société, l'expression d'une civilisation. Dans les nations de l'Europe occidentale centralisées de bonne heure, — France, Angleterre, Espagne — la langue commune s'est développée autour de la capitale, Paris, Londres, Tolède (puis Madrid). L'italien, au contraire, fut langue littéraire avant d'être langue

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