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natiQnale, et c'est Ja haute valeur de la littérature toscane qui imposa peu à peu au reste de l'Italie le dialecte de Florence ^ L'histoire de la langue allemande — dont le berceau fut la haute Saxe — est au contraire plus politique que littéraire; plus complexe, elle est intimement liée à celle de la colonisation allemande dans les pays slaves de l'Elbe. Comme l'a exposé récemment M. Gutjahr -, M le fait fondamental est celui-ci : l'allemand moderne s'est fixé, non pas dans l'ancien domaine germanique, mais dans des régions conquises et colonisées par les Allemands au cours du moyen âge... L'allemand littéraire moderne s'est constitué dans la bourgeoisie des villes de colonisation de l'Allemagne orientale » ^.
La langue est devenue à notre époque le symbole le plus tangible de la ^nationalité. Elle constitue en effet le lien social le plus puissant qui relie entre eux les membres d'une communauté. Mais il est peu de nations qui aient pu réaliser ce desideratum : un seul peuple, une seule langue. On conçoit que, dans un désir d'unification, la majorité ou le pouvoir central cherchent à apprendre la langue nationale à tous les habitants d'un État ; on comprend également que les minorités défendent passionnément leur langue, qui est leur patrimoine moral, qui représente des traditions chères, qui est le symbole de la race, de la petite patrie : « La langue est le bien le