‹ La philosophie du langageChapitre 62 sur 106 · Lulietai de la Société de Linguistique, 1910, p · texte numérisé non relu

Lulietai de la Société de Linguistique, 1910, p

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langues entre elles, leur juxtaposition, leur pénétration réciproque amenée par dos conquêtes ou des immigrations, parfois aussi leur sectionnement on dialectes, etc. Mais qu'est-ce que tout cela, sinon des questions d'ordre historique et qui à ce titre préoccupent depuis longtemps déjà tout linguiste digne de ce nom? Il serait un peu puéril de se laisser prendre à des changements d'étiquettes » i.

On peut répondre avec Pascal que c'est déjà beaucoup que la disposition des matières soit nouvelle. A isoler les phénomènes sociaux du langage, on apprend à les mieux grouper, à les mieux étudier et connaître. Et n'est-il pas symptomatique que pour avoir méconnu ce principe les linguistes aient eu. jusqu'à nos jours, des notions absolument fausses sur l'argot des malfaiteurs, considéré par eux comme un langage artificiel et consciemment créé dans un but cryptologiquo. tandis que des sociologues comme MM. Niceforo - et Van Gcnnep 3, on montrant la place de l'argot dans les langues spéciales, lui ont restitué son caractère de langage normal normalement développé, en faisant preuve, à cet égard, de vues générales plus justes que des spécialistes comme MM. Marcel Schwob* et Lazare Sainéau\ C'est la sociologie qui a montré et expliqué la dif-

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