Clay, V Allernative, Paris, Alcaiif 1886, p
ii Là philosophie du siècle
dépasser la borne. Il eût pu se maintenir sur la pente sans tomber dans la métaphysique même \ »
L'accusation de métaphysique inconsciente portée ici contre le positivisme nous semble juste.
Néanmoins M. Glay nous parait Taggraver inutilement quand il suppose que le positivisme aurait pu se maintenir sur ce que Tauteur appelle « une pente inclinée vers la métaphysique ». M. Giay ne voit pas que Taction déductive et la réaction inductive durent nattre sous rinfluence de la loi de corrélation entre la science et la philosophie, car les déductions et les inductions, les axiomes et les connaissances non garanties par les principes logiques sont également des données scientifiques. Il ne voit pas non plus que la réaction inductive ou empirique devait nécessairement devenir aussi métaphysique que Taction déductive ou rationaliste. Ce double mouvement n'est qu^une évolution partielle, enveloppée dans une évolution générale qui a produit Tancienue philosophie avec ses variétés déductives et inductives et qui produira, à l'heure propice, le type d'une nouvelle philosophie.
La philosophie positive est un phénomène de réaction contre la métaphysique. Mais, précisément pour cela, elle reste encore une métaphysique, destinée par conséquent à disparaître dès qu'elle aura rempli son but. Comte résume les avantages essentiels de sa doctrine en disant que « l'anthropomorphisme est un expédient si naturel que, même dans l'état le plus avancé de son évolution, l'homme n'a pu y renoncer qu'en se restrei-