Cours, I, p
métaphysique de prendre pour principe d'explication le sentiment immédiat des faits humains qui sont des phénomènes vitaux et sociaux, il ne caractérise que deux directions de l'ancienne philosophie, le sensualisme et ridéalisme. Et quand il déclare (justement, d'ailleurs, au point de vue de la loi spéciale qui régit révolution des sciences) que la biologie se subordonne aux sciences du monde inorganique, il oppose un point de vue purement philosophique, le matérialisme, aux deux conceptions rivales; ce qui ne Tempéche nullement de reconnaître la validité, pour la biologie, d'un principe commun au sensualisme et à ridéalisme. « La notion de Thomme, dit-il en effet, étant la seule immédiate, constitue la seule unité d'après laquelle nous puissions apprécier tous les autres systèmes organiques *. » Etendue aux « systèmes inorganiques », cette maxime forme, comme on sait, la vraie base soit du sensualisme, soit de l'idéalisme, suivant que Ton impose pour mesure aux choses l'homme biologique ou l'homme social.
L'exagération sensualiste et idéaliste est un fait constant chez Comte; on la retrouve dans les vues lie détail aussi bien que dans les vues d'ensemble.
Pour les premières, nous ne citerons ici qu'un seul exemple, mais caractéristique. Ennemi déclaré de l'introspection appliquée à la psychologie, Comte se révèle, à plusieurs reprises, partisan de cette méthode dans les études biologiques, préliminaires de la psychologie. Il préconise notamment la nécessité d'étayer les