Cours, I, p
recherches relatives à ia vie animale sur Tétude de rhomme, en donnant pour raison que chez Thomme seul les phénomènes vitaux deviennent immédiatement intelligibles *. Mais alors pourquoi rejeter Taide de Tobservation interne dans l'analyse délicate des fonctions psychiques supérieures?
Dans ses idées d'ensemble, ou purement philosophiques, il encourt plus manifestement le même reproche. En effet, et nous ne nous lasserons pas de le répéter, par ses théories sur les limites de la connaissance» sur la réalité de Tinconnaissable, la philosophie positive ne fait qu'embotter le pas au sensualisme classique. £t par la prédominance accordée au point de vue humain et social dans les opinions qu'il importe de se former sur l'ensemble des choses, elle rivalise avec les systèmes les plus franchement idéalistes. Car l'idéalisme de toutes les époques enseigna toujours, lui aussi, que « l'étude de l'homme et de l'humanité constitue la principale science », au point « que toutes les éludes antérieures n'ont qu'une destination simplement préliminaire » et que « l'empire de la morale doit dominer les inspirations de la science » *.
L'action du sensualisme sur l'ensemble de la philosophie positive se montre encore dans le rôle si caractéristique que Comte accorde au bon sens, à la sagesse vulgaire.
Selon lui, « le véritable esprit philosophique consiste à étendre le bon sens à tous les sujets accessibles à la raison. Dans tout genre, ce sont les inspirations de la