‹ La philosophie du siècle: criticisme-positivisme-évolutionnismeChapitre 35 sur 73 · Premiers principes^ p · texte numérisé non relu

Premiers principes^ p

qu'on les regarde comme indépendaDtes, on ne peut pas, sans abandonner le sens strict des mois, appeler philosophique même la plus vaste d'entre elles. Mais quand, après les avoir réduites, Tune à un simple axiome de mécanique, l'autre à un principe de physique moléculaire, la troisième à une loi d'action sociale, on les considère toutes comme des corollaires d'une vérité ultime, on touche à l'espèce de connaissance qui constitue la philosophie proprement dite.... C'est le produit final de l'opération qui commence par un simple recueil d'observations sèches, qui se continue par l'élaboration de propositions plus larges et plus dégagées des cas particuliers, et aboutit à des propositions universelles. Pour donner à la définiliôn sa forme la plus simple et la plus claire, nous dirons : la connaissance de l'espèce la plus humble est le savoir non unifié \ la science, le savoir partiellement unifié \ la philosophie, le savoir complètement unifié *. »

« A ce point de vue, conclut enfin M. Spencer, la Philosophie présente deux formes distinctes dont on peut s'occuper séparément. D'une part, elle peut avoir pour objet les vérités universelles; les vérités particulières auxquelles elle renvoie ne servent qu'à prouver et à éclaircir ces vérités universelles. D'autre part, partant des vérités universelles comme de principes admis, elle aborde les vérités particulières qu'elle interprète par les universelles. Dans les deux cas, nous avons afiaire aux vérités universelles; mais dans l'un elles jouent un rôle passif, et dans l'autre un rôle actif;

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