Premiers principes, p
dans Tun ce sont les produits, dans Tautre, les ioslrumenls de la science. Nous pouvons distinguer une philosophie générale et une philosophie spéciale ^ »
Ces idées de M. Spencer sur Tobjet, le but et la méthode de la philosophie nous semblent coïncider en tous points avec celles que professent sur le même sujet le criticisme et le positivisme. En outre, quoique vraie et juste dans quelques-unes de ses parties, la conception de M. Spencer nous paraît absolument fausse dans son ensemble.
Que la philosophie soit une connaissance, même sous sa forme théologique et métaphysique, et à plus forte raison sous sa forme positive ou scientifique; qu^elle soit une connaissance abstraite, et non un ensemble de procédés techniques ou un art; qu'elle soit une connaissance très générale, la plus générale à laquelle Tesprit puisse prétendre; qu'elle ait pour but suprême la fusion ou Tintégration des apports fournis par les diverses sciences, des vérités plus ou moins isolées que celles-ci rencontrent, découvrent, constatent et enregistrent; qu'elle soit Taboutissement ou le pro* duit final d'une série d'opérations intellectuelles débutant par l'empirisme vulgaire et se poursuivant par l'abstraction de plus en plus dégagée des cas particuliers, par la généralisation où s'élargit sans cesse le cadre des inductions primitives : — telle est la part de vérité contenue dans la conception de Técole évolutionniste. Considérable, commune à toute la philosophie du siècle, cette part de vérité est Théritage, la succes-