‹ La philosophie du siècle [microform]; criticisme--positivisme--évolutionismeChapitre 12 sur 69 · Cours, résumé par Ri/?. I, p · texte numérisé non relu

Cours, résumé par Ri/?. I, p

LE POSITIVISME

son impuissance h alleindro ce but, le posilivismc, comme le criticisme, comme révoluliannisme, comme toutes les créations philosophiques ori^nnales de notre époque, devint un système mixte, le produit du croisement des trois grandes vues qui divisaient Tanciennc philosophie. L'action de la loi des trois types a souvent subi une modification semblable au cours de Thistoire des conceptions générales du monde; mais jamais cette déviation, déterminée par la lente croissance du savoir positif, ne fut aussi marquée qu'en ce temps où toutes les sciences expérimentales accompliront des progrès considérables et annexèrent au domaine scientitique des possessions nouvelles, telles que la psychologie physiologique et la sociologie.

On a dit, et on répète encore à satiété, que le matérialisme est Tàme du positivisme. Mais cette opinion n'exprime qu'une partie de la vérité. L'àme du positivisme, comme celle de l'homme contemporain, est J)eaucoup plus compliquée. Le sensualisme y entre pour une grande part, et l'idéalisme en forme aussi un des éléments. L'alliage matérialiste cependant prédomine sur tout le reste, et, à ce point de vue, on peut dire justement, avec un critique contemporain : « Malgré les prétentions du positivisme à la nouveauté absolue et à la génération spontanée, le matérialisme est son aîné, bien plus, son maître, et bien plus encore, son père '. » On ne saurait, en effet, mettre en doute la parenté intellectuelle de Comte et de Hobbes, pour ne citer que ce penseur pressentant la nécessité d'une

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