‹ La philosophie du siècle [microform]; criticisme--positivisme--évolutionismeChapitre 13 sur 69 · A. Lefèvre, Hemiissancc du matérialisme, p. ill · texte numérisé non relu

A. Lefèvre, Hemiissancc du matérialisme, p. ill

physique sociale et donnant pour but à la science et à la philosophie l'étude expérimentale des lois qui régissent la matière. Quant aux ancêtres immédiats de Comte, il faut les chercher autant dans les rangs des matérialistes piirs du siècle passé, La Mettrie, d'Holbach, etc., que dans ceux des matérialistes sensualistes, Diderot, d'Alembert, Gondorcet, Condillac ou Cabanis. Mais chez les derniers surtout on trouve des pages entières que les positivistes d'aujourd'hui ne pourraient désavouer sans se contredire formellement. « Le premier pas que nous ayons à faire, dit, par exemple, d'Alembert dans le Discours préliminaire de lEnctjclopédie, est d'examiner, qu'on me permette ce terme, la généalogie et la filiation de nos connaissances, les causes qui ont du les faire naître, et les caractères qui les distinguent»; — un positiviste, citant ce desideratum, y ajoute un peu naïvement, au nom de l'école : « et les rapports qui les unissent, car, dit-il, ces rapports sont la philosophie scientifique elle-même, que les penseurs du xvin'^ siècle ne connaissaient pas. »

L'affinité du positivisme avec le néo-matérialisme de nos jours est encore plus évidente. Rien d'aussi aisé, vraiment, que d'établir un parallèle étroit entre les grandes lignes de la doctrine positiviste et les idées directrices des principaux champions du matérialisme contemporain. Le philosophe Feuerbach ' déclarant : « Dieu fut ma première pensée, la raison ma deuxième,

1. Auteur du Hvre GnindsCitze dcr Philosophie der Zukunft, paru en 18i9, six ans après la terminaison du Cours de philosophie positive.

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