LA PFIÎLOSOPFIIE DU SIÈCLE
LE POSITIVISME
riioiTinie ma troisième et dernière pensée >', et constatant que telle aussi dut être la marche intellectuelle de riuimanité, paraphrase simplement la célèbre loi des trois états. De même, lorsqu'il affirme que la nouvelle conception du monde lait « de Thomme, y compris la nature, base de l'homme, l'objet unique, universel et suprême de la philosophie, de sorte que Tanthiopologie, y compris la physiologie, devient la science universelle», nous croyons entendre Comte assignant pour tache à la raison moderne : " voir poiu' prévoir, chercher ce qui est pour conclure ce qui sera », et annonçant le triomphe définitif d'im monisme purement humain et sociologirpie. L'Allemagne nouvelle, du reste, possède un grand nombn» de matérialistes et de sensualistes qui sont, au fond, de vrais positivistes. Duhring, un dogmatiste intransigeant, accepte la réalité « sans scepticisme et ratiocinalion » ; il croit inaugurer une ère nouvelle, il voit dans son système la base d'une rénovation sociale, il se préoccupe si peu de « l'être en soi » qu'on a pu dire qu'il niait sa réalité. Czolbe, l'auteur d'un livre remarquable sur les limites et les origines de la connaissance humaine, et Dubois-Heymond, cet agnosliciste de marque, pensent de façon seuiblable; rhistorien-philosophe Twesten commente Kant dans un sens purement positiviste, et beaucoup d'autres encore argunïentent selon des idées paieilles.
Les théories fondamentales du sensualisme et de l'idéalisme fournissent le second élément constitutif de la doctrine d'Auguste Comte.
Quand il reproche ' au\ philosophies théologique et