‹ La philosophie du siècle [microform]; criticisme--positivisme--évolutionismeChapitre 15 sur 69 · Cours, I, 1». i3i · texte numérisé non relu

Cours, I, 1». i3i

métaphysique de prendre pour principe d'explication le sentiment immédiat des faits humains qui sont des phénomènes vùaf/.r et sociaux, il ne caractérise que deux directions de l'ancienne philosophie, le sensualisme et l'idéalisme. Et quand il déclare (justement, d'ailleurs, au point de vue de la loi spéciale qui régit l'évolution des sciences) que la biologie se subordonne aux sciences du monde inorganique, il oppose un point de vue purement philosophique, le matérialisme, aux deux conceptions rivales; ce qui ne l'empêche nullement de reconnaître la validité, pour la biologie, d'un principe commun au sensualisme et à lidéalisme. « La notion de l'homme, dit-il en elTet, étant la seule immédiate, constitue la seule unité d'après laquelle nous puissions apprécie 'ous les autres systèmes organiques '. » Etendue aux « systèmes inorganiques », cette maxime forme, comme on sait, la vraie base soit du sensualisme, soit de l'idéalisme, suivant que l'on impose pour mesure aux choses l'homme biologique ou l'homme social.

L'exagération sensualiste et idéaliste est un fait constant chez Comte; on la retrouve dans les vues de détail aussi bien que dans les vues d'ensemble.

Pour les premières, nous ne citerons ici qu'un seul exemple, mais caractéristique. Ennemi déclaré de l'introspection appliquée à la psychologie. Comte se révèle, à plusieurs reprises, partisan de celte méthode dans les études biologiques, préliminaires de la psychologie. Il préconise notamment la nécessité d'étayer les

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