Pretniers principes, p
DE ROBtRTY. — Pliil. du siècle. 7
sv
négation absolue de toute vue d'ensemble, de toute science générale. Dès lors peut-on douter que l'obligation où M. Spencer met la philosophie soit de démontrer, soit de réfuter sa propre existence et en même temps l'existence de la pensée en général, ne possède du dilemme que la forme extérieure et verbale? Et ne paraît-il pas évident aussi que la vérification par la philosophie de ses postulats fondamentaux, de ses hypothèses universelles, n'est point une vérification au sens scientifique du mot, mais, tout au plus, une vérification purement logique ou formelle? Nous estimons donc que le philosophe anglais a brillamment réfuté luimême la thèse qu'il a voulu prouver.
La simple énumération des vérités ultimes que M. Spencer se propose d'établir, suffit d'ailleurs à montrer le désarroi des idées où il s'embarrasse, u Comme la Religion, dit-il, la Philosophie admet ce fonds primordial que la conscience implique.... Elle suppose la validité d'une certaine opération primordiale de la conscience, sans laquelle on ne peut rien affirmer ni rien nier.... Elle suppose, en outre, la validité d'un certain ;;/W//// primordial de la conscience.... Bref, nos postulats sont : 1° une Force inconnaissable; 2** l'existence de ressemblances et de différences connaissables parmi les manifestations de cette force et, par suite : 3° une séparation des manifestations en deux classes, les unes appartenant au sujet, les autres
à l'objet *. »
De ces trois généralisations ultimes de la philoso-