‹ La Philosophie et le temps présent (volume 2)Chapitre 13 sur 30 · De Satura Deoruui, I · texte numérisé non relu

De Satura Deoruui, I

3. La Fontaine, Fafjles, H, {'.]. L'Astrologue qui tombe dans un puits :

Revenons à l'histoiro De ce spéculateur qui fut contraint de boire.

Flécbier, Sermon pour le Jour des Rois; nomme les Mages « ces hommes adonnés aux spéculations des choses célestes. »

4. Oresme, au xive siècle, dit du sage que u il a en sa pensée

dent, et spéculation étant opposé à pratique, c( tout ce qui s'attache à la seule contemplation de la vérité » est dit spéculatif ^

Plus tard une signification nouvelle se produit : les calculs^ les projets, les entreprises de finances, de banque, de commerce, d'industrie, sont nommées5/9ec2^/«/zo;is.Condillac,dans son ouvrage sur le Commerce et le Gouvernement, en 1776, parle des (( spéculations de la finance- ». C'est la signification qui a prévalu presque, car aujourd'hui c'est la plus répandue, celle qui s'offre tout d'abord à l'esprit de quiconque n'est ni savant ni philosophe. Même au sens d'étude et de recherche^ le mot éveille souvent chez ceux qui réfléchissent peu une idée équivoque et suspecte : il fait penser à quelque chose de grand et de haut, mais de vain et de stérile ; il semble retenir du langage de la finance quelque analogie avec un calcul et un risque. Sans doute, Bossuet parlait déjà « des spéculatifs «t des curieux qui, ayant rêvé dans leur cabinet sur des choses imperceptibles, sur des mystères éloignés des sens, font leurs idoles

speculacions et cousideracions dignes et nobles. » Lanoiie, au xvi^, parle des « hautes et profondes spéculations » de saint Paul.

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