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LA PHILOSOPHIE MOnFRNE
nure d'esprit cl le point de vue des physiciens, ou avec les découvertes nouvelles. En quoi cela diminuerait-il notre confiance dans la science elle-
même?
L'interprétation philosophique de la science que nous avons entrepris d'examiner et qui fait de la physique un recueil de re(*ettes pratiques, est bien alors une interprétation philosophique, à prendre ce mot dans son plus mauvais sens.
On nous a dit : voilà ce qu'est la science quand, au lieu d'en parler comme M. llomais, on l'analyse chez les savants. Nous avons interrogé les savants et ils nous ont répondu : La science n'est pas une ruse qui, commode pour agir, dupe ceux qui cherchent à connaître. Science, aujourd'hui comme autrefois, veut toujours dire « savoir ».
A quoi rime alors la campagne commencée par Brunetière, continuée par un esprit religieux, sincère, certes, mais au point de vouloir faire table rase de tout ce contre quoi il pouvait se heurter, la campagne qui s'achève, sinon dans le pragmatisme, au moins dans certain pragmatisme? Ce mouvement nous a réveillé d'un rationalisme vieillot et paresseux qui considérait la connaissance et la raison comme des miracles métaphysiques : c'est là son incontestable mérite. Mais en le prenant, comme c'était ici notre unique dessein, dans son but principal (la critique de
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