‹ La philosophie moderne [microform]Chapitre 45 sur 87 · I.A I IMLOSOI'HIE MODERNE · texte numérisé non relu

I.A I IMLOSOI'HIE MODERNE

Si, pour les praginatistes et les agnostiques, les sciences mathématiques et physico-chimiciues ne sont même pas des sciences, au sens plein du mut, mais seulement des techniques utilitaires, c'est que ilt^jà la matière n'est pas épuisée par la définition que ces sciences en donnent, par le tableau doscriptif qu'elles en présentent. A leur insu, et ..uu< la pression des nécessités de l'action utilitaire, qui dépend forcément de la prévision, elles ont miiquement retenu de la matière ce «[ui est inerte et prévisible, ce qui est susceptible dVtre travaillé par cet instrument, cet outil qu'est notre intelligence rationnelle.

Les néothomistes réintègrent la force, l'aspiration, le désir dans la matière, la réaniment au soufile, païen pourtant, de l'hylozoïsme, dont les Grecs et dont Aristole, en particulier, ne semblent jamais s'être complèlenienl départis». Ils déforment d'ailleurs la doctrine hellénique. Pour eux. la matière n'a d'activité que la force qu'y a déposée le créateur: le souvenir, pour ainsi dire d'avoir été créée, et la manpic indélébile qu'elle en porte. Son activité n'est donc pas essentielle, mais empruntée, et elle n'est créatrice que par mandat. Mais par là-méine, elle n'en échappe pas moins à l'emprise complète du mécanisme.

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