‹ La philosophie moderne [microform]Chapitre 46 sur 87 · Cf. Vignon : Op, cil · texte numérisé non relu

Cf. Vignon : Op, cil

LE PROBLÈME DE LA VIE

Aussi, îes nominalistes, qui ont une affinité très riroite avec ce mouvement néo-scolastique i, et les piagmatistes, en coquetterie réglée avec ces philosophiesde la croyance (qu'on pourrait trop souvent définir des philosophies de croyants) se sont-ils crus fondés à dire que les sciences de la matière n'épuisaient pas le contenu de leur objet. Pour savoir vraiment, il faut « pousser plus oultre >>. .1 fnvtiovi, soutiendront-ils que lorsque nous arrivons à la vie, les limites de la science sont encore bien plus étroites ? Le mécanisme physico-chimique ne pourra s'appli(,uer (ju'aux conditions

1. Les néo-scolastiqucs ou nc.-lhonnstcs cherchent surtout a rd.ab.Utcr les intorj.réfatioMs srolasti,,uos do l'aristotélisme <lonc les doclnr.es philosophiques de Saiut-Thoma Le' nouuual.stes insistent sur le ca:act.rc symbolique, ariificiel et ab^ ra.t de la sc.ence, sur l'écart énorme qu'il ^ a entre la rea ,ie et ses lormules. - Les pragmaîistes ont\,ne dortrine .•milogue, maisqu. repose sur une métaphysique plus o,.„éralc '-..to la connaissance est dirigée vers l'action: par suite nous n connaissons que ce qui intéresse notre manière d'a'ir l;...tes CCS plnlosoph.es sont agnostiques, en ce sens qu'eHes

•auelles, a une connaissance adéquate et exacte du réel l.<r-;son, tout en ayant formulé une métaphysique voisine* du iua.niat.sme - et ayant lui,- a des conclusions beaucoup n.oM.s agnostiques. La science, rintelligence atteignent une

-MO du réel celle qui se laisse reduu-e à un dét^ernlilc -plot e se laisse représenter complètement sous la forme

'H.e multiplicité spatiale, en un mot, celle qui est objet d^ s

' .'-'nces mathématiques et physico-chimiques. C'est seulement

' ■"• lo reste que linielligence et la science sont insuffisantes

1" Il les laut compléter par l'intuition et la philosophie -

i A ^"^^u^uI'HIE moderxe

m icndios de la vi., et non à ia vie elle-,„,,e i'^n resu.ne, pour les purs disciples de lU-r-Zu

••c seront loules les conditions LtcTiell d V.0, seulement elles, mais elles toutes, „

n>ecan,sme sera susceptible datteindre. Pour I

au.res, cène seront même pas toutes les, on t'ons matérielles de la vie. mais uniquem ' pu.s,ue la matière es, déjà Jusqu'à un ce" ' po.nt v.vante et empreinte de finalité, ce que 1 pouvons abstraire e„ .lie de mécanique et d' neT ce que nous pouvons accommoder d'elle à bescns pratiques. Et ces formules peu nt e ^

d ja a repondre à la ,„e<,ion qui a ;,é posée ITénser la part que ,e vi.alisme fait au méca, , e

>est-.l pas possible d'arriver .à une formule ; del.m„at,on plus expressive '/La vie. pour u tahste.joue le rôle de force créalrice; ma p.: cela même qu'elle dépend en outre de en,. , matérielles, elle n'est ,. as ni, . . ^°"''"'""^

nihi/n PI. > Pa^ a'j'-olument création ,•.,

«'A;/.. Elle ,lo,mera bien dans le résultat de son op-at.on quWque chose de nouveau et d'.nq r.' s ble, ma.s pour y arriver, elle aura opéré sur d '

éléments préexistants, quelle aura corn,;;: e,-^ surtout, a part.r d'éléments prée.xis.ants auxqueN

elle auraajou.é. Les mutations observées prt botaniste De Vries (qui, mécaniste, les inlerprô autrement), seraient ici la n.anifestation m.T la preuve de ces additions créatrices

Ln rnonrÈME de ta vie

Les graines produites par une même nhn'o ,U

néeauv.M . "' '''" P^^ '«"t- mais elle

"te aux dépens des créations antérieures n, « "joutant d'une façon impnHisibi,,' ^

'■''-créatrice,parceq:':,;: ;,';:i;:-'^'>- ~.lo et imprévue les élémeni: tr^^^^^^ se a,e„t deja a ses créations antérieures.

» ^-t de suite, - nous continuons toujours ■' "•'".^ '^^"•«' r-our l'exposer, l'avocat du viaCo - q-.'"..e fois la création produite 1p " '

pourra, sinon l'exnliauer Z m<^^can.smc

•«-Apiiquei. au moins en décriro i»

'■•oces.sus, en montrant que cette créatiore I organisât on sur i.n ^i. "-'eaiion est

inertes II fn ^ ""'"'<="" d'éléments

r lis en '•',""' """'"'' "'•''«'=-"« dont les ts comcideront avec ce que la vie aura déjà

'" ■ '' ""•" fafO" tout a fait diirérente nar ,„ i ^^i'-anéité créatrice, par élan d'inventio'n.' '"" ,, , !" " ""f'^-le d« voir. - et c'est là le centre '''^ ' argumentation vitaliste. - que cette IZ

;;•;;;- r^rmettra de nous reprirLr::;

"■'- r:on 1:::'";,; '''' '; ^^-" ^-^ -

^um créées, hile nous fera conm*(Jérpr Ia

, ^.'"^'^^' des précédents, alors qu'en réalité il ,^ '"l'-e et y commande. Elle nous semblera

" '""■""-•^ •'^ -"P'exilé de la créatil

TA PHirOSOPIIIE MODERNE

vitale en des éléments plus simples, et fait do celte création une synthèse nécessaire d'éléments, alors qu'en réalité k création pouvait être toute autre et les éléments rester les mêmes, alors qu'en réalité une création n \sl pas une résultante. Klle est au contraire un tout imprévisible, et indécomposable, qui jaillit soudain des prolondeur^ de la nature. Klle ne se dissout en éléments (|uaprès coup et par l'artifice d'une intelligence qui ne sait pas se résoudre à l'imprévisible, et est bien trop orgueilleuse pour accepter une indétermination, une création dont elle ne serait plus la dominatrice. Ainsi le mécanisme ne pourra jamais nous donner qu'une représentation artilieielle et inversée, en (lueique sorte un négatif, des choses de la vie.

Les preuves que l'on essaye d'apporter à oeil • thèse brillante sont fort spécieuses.

C'est d'abord T « hétéroblastie ». On a cru pendant longtemps, et la théorie de l'évolution amenait naturellement à croire, qu'un même organ. no pouvait provenir que du développement de la même partie de l'embryon, et que le développ ment embryogénique d'un organe similaire, dai les ditférenles espèces oui le possèdent, devait >. faire chez tous de même façon. Cette théorie tiraH surtout sa force de ce que l'embryon reproduit en quelque sorte en raccourci toute l'évolution ancc.>

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