fiinciplcs of psycholo'jy . Nul. I, cliapitif
Le l'ROBI.ÈME DE l'eSPRIT
de l'activité étant une condition d'adaptation plus étroite et par suite une plus grande chance de survie, il devait apparaître, comme conséquence de cette complication croissante, quelque chose d'analogue à la conscience. Mais celle-ci une fois apparue, l'évolution et les exigences de la vie pratique ont continué seules à la façonner tout entière; si bien que tout ce que nous y trouvons en l'analysant n'est que l'cITet de la pratique.
La conscience est donc expliquée de la même faron que l'organisme. Le pragmatisme avoue nettement en eiret qu'il a voulu donner une théorie biologique de la conscience, sans prétendre d'ailleurs ramener la conscience à la matière organique. Tout ce qu'il affirme c'est que la vie consciente s'explique à l'aide des mêmes principes que la vie biologique et en continuité avec elle. A ce point de vue, l'une et l'autre sont inséparables. Vie et motilité organiques, instinct, intelligence, raison, sont termes continus et qui s'impliquent, tout en se différenciant progressivement.
Ce que W.James prétend encore, c'est que pour arriver à cette théorie il n'a fait que suivre avec la dernière rigueur les enseignements de l'expérience : aussi Tappelle-t-il « la théorie de l'empirisme radical » ou de la « pure expérience ». Pour lui l'empirisme ancien restait imprégné de l'illusion métaphysique et rationaliste. Il a essaye do l'en libérer complètement.
LA riin.osoniiE moderne