‹ La philosophie moderne [microform]Chapitre 60 sur 87 · H iite des circonstam^es semblables, ou de réunir · texte numérisé non relu

H iite des circonstam^es semblables, ou de réunir

avenirs de cas semblables ou voisins, pour

lairc face avec toutes les expériences anciennes

LE PROBLÈME DE l'eSPRIT

OQg LA PIIll.OSOriIIE MODERNE

aux difficultés nouvelles. La conscience se présent, en un mot comme l'agent le plus puissant d évolution qui ail pu assurer Texislence d'èlres Ire. complexes et appelés à vivre dans les circonstances les plus diverses. Sans la conscience il est vraisemblable que ranimalilé aurait été limitée a .1,^ organismes rudimenlaires, capables de vivre seulement d'une façon fort restreinte et dans des

milieux très limités.

Si l'évobition tend à accroître constamnuMit le dom.ine do la conscience, cet accroissement .era encore subordonné aux lois de révolution. Vie mrtr ce, vie aiïective, vie représenlalivo s organiseront, se développeront d'après une sélerli- u ri.^ouivuse entre toutes les formes qu'elles élai.nl susceptible, ^o rovôlir. Seules se maintiendront et progresseront les formes qui, en permettant n..c adaptation toujours plus fine, plus déli,:ate au.v innombrabb- .-irconstances dans lesquelles l elr. est appelé a viviv, faciliteront sa vi^ en la rendant plus puissante et plus féconde.

C'est ainsi que la vie psychologique se ramasera en une unité toujours plus cohérente et pln^ forte, dont l'idée de notre personnalité nous mont i . la forme la plus haute; l'individu peut alor< f-r. face,àchaqueinstant.âtoulecirconstam-e,avecl.

son expérionce. Motricité, aiïectivité. intelligence vont se complHiuant pour s'adapter à des objct>

sans cesse plus complexes et plus nombreux, la .poi.lanéilé faisant place à la lénexion. C'est encore ainsi que la vie alTeclive et motrice tend à se subordonner à la vie intellectuelle qui nous donne des notions plus précises, plus sûres, plus utiles et plus pratiques. C'est ainsi enfin que les états psychologiques, qui n'intéressent plus directement l'individu, tendent graduellement à redevenir ou à rester automatiques et inconscients, pour ne pas encombrer le champ de la conscience d'un inutile fatras. Ils se détachent de ce centre clair qu'est j.our nous la conscience personnelle, la notion de nous-même, lensemble de nos expériences utilisables, ou ne s'y rattachent jamais complètement. Mais le donné ne peut être présent dans chaque organisme en son entier, et sans déformation, car un être n'a jamais qu'une expérience fragmentaire. La vie n'est possible (jue si l'être ne garde de l'expérience que ce qui lui est utile, et que si cette exi)érience est restreinte aux circonstances auxquelles il a à faire face. La pratique a chaque jour, dans les siècles des siècles, choisi, découpé, synthétisé, organisé les éléments du donné, selon les nécessités de la vie et du milieu, selon les besoins de l'espèce et de l'individu. De là l'aspect subjectif, individuel, de ce donné ; de là les relations et les conditions psychologiques dont il dépend. La tâche de toutes les sciences, c'est

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